La source

Les Marchés, Virginie Pinson, 2 octobre 2026. Cotation au 1er octobre. On relie. On n’invente pas un euro.

À côté

Novembre, le sol : cotation code 2. Fin septembre, le conditionnement : l’offre manquait encore.

1. Ce que dit le journal

Au conditionnement, les avis sont partagés. Certains parlent de meilleurs taux de service en grande distribution, avec des enseignes qui s’appuient de nouveau sur les importations. D’autres voient encore un déséquilibre entre l’offre française et la demande des GMS — surtout le code 1, et par ricochet les autres segments.

En calibré vers les grossistes, l’écart de prix entre origine France et origine UE s’est creusé, ce qui profite aux importations. S’y ajoutent des volumes hors UE : œufs turcs et ukrainiens dans des supérettes ethniques de la banlieue parisienne, écrit le journal. Les opérateurs de ce marché ont du mal à placer les marchandises. Les prix sont stables. Le calibre P est moins présent, son prix plus ferme. On n’ajoute pas un tableau.

Côté casseries : manque de dynamisme des ovoproduits. Les ventes de produits élaborés contenant des œufs sont sous pression. Circana : le rayon épicerie sucrée (biscuits) a reculé de 2,1 % en cumul annuel à fin août. Un flux d’ovoproduits importés. Les casseries achètent peu, trouvent en général le code 3 nécessaire. Le sol et le plein-air origine France manquent néanmoins. Prix inchangés vs la semaine précédente. Le papier rappelle : le code 2 sera coté à partir de novembre 2026.

2. Ce que ça n’est pas

Ce n’est pas le prix de vos trois œufs. Ce n’est pas une consigne d’importer. La Sussex du catalogue pond au jardin. On ne lui promet pas un cours au kilo.

Ce n’est pas le rappel Morbihan, ni la réforme des poules d’hier. Autre métier. On n’invente pas que « le rayon est vide à Bordeaux ».

3. Vendredi en Gironde

2 octobre. On ouvre. Un œuf, parfois deux. Personne n’a appelé un panel le jeudi. Deux ou trois, le café, on ramasse. Voir ramasser tous les jours.

Le week-end, on lit « importations » et l’on se demande si le nid sert encore. Il sert. Le catalogue n’attend pas Circana. On compte le soir, on ferme. Les enfants demandent si « nos œufs ont un code ». Non. Ils ont un nid. On lave les mains. On met au frais.

Le premier automne, on mélange le titre et le petit-déjeuner. On n’a pas besoin. Deux ou trois poules, un vendredi : pas une palette, pas une casserie. On ne vend pas « l’anti-import ». On vend des poules. La nuance tient dans une phrase.

Samedi matin, le journal parle d’ovoproduits et de biscuits. Au jardin, il n’y a pas d’ovoproduit. Il y a un nid, une Rousse qui sort, une mangeoire. On ne calibre pas. On ne cherche pas le P. On casse dans la poêle, on goûte. C’est un autre métier, et c’est volontaire.

Dimanche, un voisin demande « le cours de l’œuf ». On lui dit : on n’en a pas. On a trois poules, un week-end, la Gironde encore douce. On n’invente pas qu’un rayon de Bordeaux est vide. On n’invente pas un prix au kilo. On ferme le soir, on compte. Les enfants ont compris : le tampon, c’est l’usine. Le nid, c’est ici. La phrase tient jusqu’à lundi.

En résumé

2 octobre, Les Marchés : prudence filière, prix stables, plein-air français encore court. Pas votre pondoir.

Pour aller plus loin

Les Marchés2 octobre Code 2 en novembreLe replay Commander une SussexLe nid Le catalogueComparer

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