La source

Les Marchés, 29 septembre 2026, Virginie Pinson. Replay d’un échange SPACE avec le CNPO. On relie. On n’invente pas un cours.

À côté

En septembre, le sol manquait encore au spot : cotation du 10. Au conditionnement, l’offre restait courte le 24.

1. Ce que dit le journal

Au SPACE, Les Marchés et le CNPO ont présenté l’évolution de la cotation des œufs français. Le papier du 29 septembre en donne le replay. L’annonce qui nous intéresse ici : une cotation des œufs de code 2 — le sol — dès le mois de novembre. Plus précisément, au 1er novembre seront aussi cotés deux lignes d’œufs pondus en France, tout venant, en palettes de 10 800, alvéole plastique, départ, prix au kilo : 61 à 62 g, conditionnable ; 54 à 65 g, A non-conditionnable (compatible catégorie A). On recopie les libellés. On n’ajoute pas un euro.

La cotation reste hebdomadaire. Elle se fait le jeudi, en appelant un panel d’opérateurs représentatifs, agréé par le CNPO. Publication le vendredi, en ligne. Le journal écrit aussi qu’il est possible que le code 2 varie beaucoup au début, parce que les volumes échangés risquent d’être très limités. Ça colle avec ce qu’on lisait plus tôt dans le mois : le sol français, souvent « non coté » faute d’offre.

On n’invente pas la TNO, on n’invente pas un tableau de prix. On dit : novembre, code 2, palettes. Le nid n’y entre pas.

2. Ce que ça n’est pas

Ce n’est pas le prix de vos trois œufs du matin. Ce n’est pas un tampon à coller sur la barquette maison. Le code 2, au rayon, c’est « au sol » : bâtiment, pas votre pelouse. Vos poules vont dehors ; ça n’en fait pas une ligne de cotation.

Ce n’est pas non plus le rappel Morbihan, ni le pourcentage de vaccination d’hier. Autre papier, autre métier.

La Sussex du catalogue pond au jardin. On ne lui promet pas un cours au kilo. On lui promet un pondoir, un seau, un soir où l’on ferme.

3. Mercredi en Gironde

30 septembre. On ouvre. Un œuf, parfois deux. Personne n’a appelé un panel le jeudi. Le SPACE est fini depuis deux semaines ; le replay, lui, tombe maintenant. Deux ou trois poules, le café, on ramasse. Voir ramasser tous les jours.

Le week-end, on lit « novembre » et l’on se demande si le rayon va enfin se remplir de « sol ». Peut-être, côté palettes. Chez vous, le nid était déjà là. Le catalogue n’attend pas un vendredi de cotation. On compte le soir, on ferme. Le kilo départ, on le laisse au journal.

Le premier automne, on mélange encore le titre et le petit-déjeuner. On n’a pas besoin. Un œuf sur la table, un tampon nulle part. C’est ça, mercredi. Les enfants demandent si « nos œufs ont un code ». On répond : non. Ils ont un nid. On lave les mains. On met au frais. On n’ouvre pas une base de données Les Marchés.

Si le rayon vous agace encore — code 1, code 2, alvéoles — deux ou trois poules, c’est un jardin, pas une palette de 10 800. On ne vend pas « l’œuf coté de novembre ». On vend des poules. La nuance tient dans une phrase, et dans le fait de ne pas inventer le premier cours.

En résumé

29 septembre, Les Marchés : code 2 coté au 1er novembre, palettes, kilo. Filière. Pas votre pondoir.

Pour aller plus loin

Les Marchés29 septembre, replay Le sol absent au spot10 septembre Commander une SussexLe nid, pas la palette Le catalogueComparer

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