La source

Les Marchés, 24 septembre 2026, Virginie Pinson. Cotation œuf français au 24 septembre. On ne sort pas un tableau de prix de notre poche : l’article n’en affiche pas un dans la version qu’on a lue. On relie ce qui est écrit.

À côté

La cotation du 10 septembre, déjà : le sol français absent du spot. L’Europe, les importations : 19 septembre.

1. Ce que dit le journal

Le ton, vers le conditionnement, ne change pas. Les œufs de code 2 et de code 1 manquent par rapport à une demande encore dynamique. Ça tire le code 3 — la cage — parce qu’il faut remplir les alvéoles. Les relations entre centres d’emballage et magasins se dégradent parfois. Les œufs français, eux, trouvent preneurs, à des prix haussiers. C’est écrit comme ça. On n’ajoute pas un pourcentage.

Côté calibrés, vers les grossistes : plusieurs opérateurs parlent d’un plafond de prix qui pèse sur les ventes. Une partie s’approvisionne désormais surtout en origine UE, des prix plus compétitifs. Le journal note aussi des œufs ukrainiens et turcs vendus par des détaillants, sur les marchés ou dans des épiceries de quartiers. Les prix du calibré restent pourtant fermes là où l’origine France se place encore. Le calibre G est un peu plus disponible : durées de ponte allongées, réformes retardées. On n’invente pas le nombre de semaines.

Vers les casseries, le code 3 est régulier, les échanges spot très limités. La demande en ovoproduits progresse, « comme souvent à cette période ». Prix en hausse sur la cage. En sol, aucun échange spot rapporté cette semaine. Ceux qui ont quitté la cage ouvrent souvent le cahier des charges à l’origine UE. Même constat qu’il y a quinze jours, en plus tendu sur le conditionnement.

2. Ce que ça n’est pas

Ce n’est pas votre Rousse qui a « mal pondu ». Ce n’est pas une consigne de vider le nid. La cotation parle d’usines, de palettes, de centres. Deux ou trois poules au jardin, l’œuf est déjà sorti si le pondoir est propre et qu’elles mangent. On ne convertit pas un kilo tout-venant en prix du petit-déjeuner.

On ne dit pas non plus que « tout le rayon girondin est ukrainien ». On n’est pas allés compter les boîtes à Talence. On dit : le journal le mentionne pour certains détaillants. Chez nous, le circuit, c’est encore le nid, le panier, parfois le voisin. Voir comment on travaille.

Les codes sur la coquille, si vous achetez encore une boîte : 0 bio, 1 plein air, 2 sol, 3 cage. Le journal dit que 1 et 2 manquent au conditionnement. Votre poule n’a pas de code. Elle a un nid. C’est toute la différence, et on n’en fait pas un slogan de plus.

Si le magasin a des trous en plein-air, ça n’oblige personne à acheter de la cage. Ça explique juste pourquoi le téléphone sonne pour des poules en septembre. On en vend, oui. On n’invente pas une pénurie chez vous.

3. Un dimanche en Gironde

On ouvre. Il a plu dans la nuit, ça arrive. Un œuf, ou deux. On les pose près de la cafetière. Personne n’a consulté Les Marchés. C’est ça, le week-end. Le premier automne avec deux ou trois pondeuses, on comprend vite la différence entre un titre de filière et le fond de jardin.

Si vous n’avez pas encore de poules et que le rayon vous agace : le catalogue est là. La Rousse pour le quotidien. On ne promet pas « plus jamais le supermarché » — on dit que l’œuf du matin n’attend pas la cotation du jeudi.

Le premier week-end avec elles, on ramasse encore en se demandant si « ça vaut le coup ». Au bout de trois dimanches, on ne pose plus la question. L’actu filière, on la lit le jeudi. Le nid, on le vide le matin. Les deux existent. On mélange pas les calendriers.

En résumé

24 septembre, Les Marchés : l’offre manque encore au conditionnement. Codes 1 et 2 serrés. Votre nid n’est pas un centre d’emballage.

Pour aller plus loin

Cotation du 10 septembreLe sol absent Œufs Europe19 septembre Commander une RousseL’œuf du matin Le catalogueComparer

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