La source
Les Marchés, Bastien Lelandais, 28 septembre 2026. Cotation réalisée le 25, semaine du 21 au 27 septembre. On relie. On n’ajoute pas un lot.
À côté
La même famille de cours, en août : réforme du 28 août. L’œuf, côté conditionnement : le 24 septembre.
1. Ce que dit le journal
Les abattages de poules pondeuses se poursuivent. L’offre disponible reste limitée face aux besoins des abattoirs. Quelques cas de salmonelle dans les élevages, cette semaine-là, n’aident pas à la fluidité. Certains abattoirs ont du mal à compléter leurs plannings. La disponibilité des poules de réforme continue à se tendre à l’approche de la fin d’année. C’est écrit comme ça. On n’invente pas un département.
Le contexte œuf, dit le papier, est favorable : demande soutenue, prix rémunérateurs. Les éleveurs tendent à prolonger la durée de ponte. Les départs en réforme sont retardés, donc moins d’offre vers les abattoirs, plus de tension. Ce n’est pas un conseil pour votre enclos. C’est un planning industriel.
Les fourchettes, en euros le kilo, départ élevage, poules rousses, du 21 au 27 septembre : spot Grand Ouest 0,08–0,14, Sud 0,00–0,03 ; contrat Grand Ouest 0,10–0,18, Sud non communiqué. Les écarts, selon le journal : négociations, volumes, frais d’approche, qualité. On ne convertit pas ça en « prix d’une poule de Bordeaux ».
2. Ce que ça n’est pas
Ce n’est pas le prix de la Rousse du catalogue. Ce n’est pas une Survivante à 15 €. Ce n’est pas la vie d’une poule à 18 mois au jardin. Un kilo départ abattoir n’est pas une tête sur le perchoir.
Ce n’est pas non plus la cotation des œufs code 2 en novembre. Autre marchandise, autre unité. La salmonelle citée ici, c’est celle des lots d’élevage vers l’abattoir — pas un protocole à inventer dans votre cour, pas le rappel Morbihan.
On n’écrit pas « réformez en octobre ». On n’écrit pas un âge. Deux ou trois poules, on les garde tant qu’elles vont, tant qu’on veut des œufs. Le planning, on le laisse au journal.
3. Jeudi en Gironde
1er octobre. On ouvre. Un œuf, parfois deux. Personne n’a pesé les poules. Le café, on ramasse. Voir ramasser tous les jours. Le soir, on compte, on ferme. Le kilo, on n’y pense pas.
Le week-end, on lit « réforme » et l’on a peur de devoir « sortir » une poule parce qu’un titre parle d’abattoirs. On n’a pas besoin. Le catalogue vend des poules de jardin, pas des lots pour compléter un planning. Les enfants demandent si « elles vont à l’usine ». On répond : non. Elles vont au nid. Point.
Le premier automne, on mélange encore le cours et le petit-déjeuner. Une Rousse qui gratte n’est pas 0,10 € le kilo. On lave les mains. On met l’œuf au frais. On n’ouvre pas un tableau Les Marchés. Si une poule va mal, un pro — pas une cotation du lundi.
Deux ou trois pondeuses, un jeudi girondin : le marché de l’œuf, là-bas, retarde des réformes. Ici, on n’a rien à retarder. On a un seau, un pondoir, et le même geste. On ne vend pas « l’anti-réforme ». On vend des poules. La nuance tient dans une phrase, et dans le fait de ne pas inventer un prix jardin.
En résumé
28 septembre, Les Marchés : offre de réforme tendue, quelques salmonelles, œuf qui paie. Euros/kg. Pas votre perchoir.