La source

Les Echos, Camille Wong, 4 octobre 2026, 11 h. On relie le chapeau et le début d’article. On n’invente pas la suite payante.

À côté

Fin septembre, le décompte : 143 éleveurs encore. L’Europe : une sortie préparée. Le tampon de novembre : cotation code 2.

1. Ce que dit le journal

Les cages pèsent encore près d’un quart de la production française, écrit Les Echos. La filière accélère la sortie, sous pression sociétale. La Commission européenne pourrait, d’ici la fin de l’année, faire une proposition de loi en ce sens. On n’écrit pas que c’est voté. On n’écrit pas une date d’interdiction.

Dans la Drôme, Yvan Moréon : l’un de ses quatre bâtiments est vide. 45 000 poules manquent. Il transforme une partie des poulaillers, de la cage (code 3) au sol (code 2 : bâtiment, sans accès extérieur). Coût cité : 1,2 million d’euros par poulailler sur six mois, soit 30 euros par poule. Un bâtiment neuf : environ 55 euros par volaille. Il produit 70 millions d’œufs par an pour les grossistes. D’ici 2027, la moitié de son cheptel ; 100 % à l’horizon 2028. Citation : le marché le demande, il faut produire ce qui se vend.

La photo d’ouverture : les frères Candy, Isère, 6 000 pondeuses en label rouge (crédit CNPO). On n’en fait pas une visite. On n’ajoute pas un euro qui n’est pas dans le papier.

2. Ce que ça n’est pas

Ce n’est pas le prix de votre Orpington. Ce n’est pas « vos poules sont en cage ». Deux ou trois, un enclos, un loquet : autre métier. Le code 2 n’est pas le jardin. Le jardin n’attend pas 1,2 million.

Ce n’est pas le décompte des 143 éleveurs de septembre, ni un décret européen déjà sorti. Autre angle : un coût, un bâtiment vide, un calendrier 2027–2028 chez un producteur. On n’invente pas que « Bordeaux n’a plus de code 3 ».

3. Dimanche en Gironde

4 octobre. On ouvre. Un œuf, parfois deux. Personne n’a vidé un bâtiment. Deux ou trois, le café, on ramasse. Voir ramasser tous les jours.

Le week-end, on lit « un quart encore » et l’on se demande si le nid sert. Il sert. Le catalogue n’attend pas Bruxelles. Les enfants demandent le chiffre sur la coquille. Il n’y en a pas. On lave les mains. On met au frais. On compte, on ferme.

Un voisin confond code 2 et « elles ont un pré ». Non. Sol = bâtiment. Plein air, bio : d’autres tampons. Ici : de l’herbe, un grillage, une Rousse. On ne vend pas « l’anti-cage ». On vend des poules. La nuance tient dans une phrase.

Dimanche soir, on a lu 30 euros la poule de reconversion. On n’applique pas ça au jardin. On a un seau, un loquet, trois têtes. Le premier automne, on mélange le million et le petit-déjeuner. On n’a pas besoin. La Commission, si elle propose, ce sera un texte. Le nid, lui, est déjà là.

Samedi on a ouvert sans lire Les Echos. Dimanche on a lu. Rien n’a changé au poulailler. C’est le test. Un bâtiment de 45 000 têtes, ce n’est pas une Orpington sur la terrasse. On ne calcule pas 1,2 million. On calcule un seau d’eau. On ne vend pas un « pack anti-cage ». On laisse le journal aux usines, et le café au jardin.

En résumé

4 octobre, Les Echos : encore ~1/4 en cage, un éleveur passe au sol à prix d’usine. Pas votre enclos.

Pour aller plus loin

Les Echos4 octobre 143 éleveursLe décompte Commander une OrpingtonLe nid Le catalogueComparer

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