La source
La France Agricole, 8 octobre 2026 (7 h 31, mise à jour 9 h 38). Note Agreste du 1er octobre. On relie. On n’invente pas un kilo girondin.
À côté
En septembre, une autre lecture : 1,4 milliard d’œufs en août. Ici : abattages, consommation, ponte de septembre. Hier : Anvol et le Brésil — autre métier (import).
1. Ce que dit Agreste
Août 2026, « toujours marqué par des chaleurs extrêmes », écrit Agreste via France Agricole : abattages de volailles de chair en hausse de 0,7 % sur un an, 2,4 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Hausse surtout canards à rôtir et poulets. Dindes, canards à gaver, pintades : encore en recul. De juin à août, le poids moyen carcasse des poulets et pintades +1,5 % vs 2025 ; dindes et canards −1,1 %.
Mises en place de poussins, juillet : +2,8 % sur un an, +6,4 % vs moyenne quinquennale, pour l’ensemble sauf pintades. Prix à la production des volailles de chair en août : +4,5 % sur un an, « en lien avec l’augmentation du prix de l’aliment » ; +3,2 % vs moyenne 2021-2025.
Consommation de viande de volaille en juillet : −2,0 % sur un an (dinde −11,7 %, canard −8,0 %, pintade −6,0 %). Le poulet, lui, reste haut : +10,8 % vs moyenne 2021-2025. Échanges en légère hausse ; importations deux fois les exportations ; le déficit se creuse, dit Agreste.
Côté pondeuses seulement : en septembre, après un repli en juin et juillet, la production d’œufs serait de nouveau en hausse de 3,6 % sur un an et 4,6 % vs moyenne quinquennale. La surmortalité estimée en juillet-août « reste à confirmer, elle est provisoire ». Prix à la production des œufs de consommation en août : −17,0 % vs 2025 (année jugée « inédite ») ; encore +28,5 % vs moyenne 2021-2025.
2. Ce que ça n’est pas
Ce n’est pas le prix de votre œuf. Ce n’est pas une Orpington à l’abattoir. Ce n’est pas le code 2 de novembre. Autre métier : hangars, poussins, cotations. On ne vend pas « la poule Agreste ». On vend des pondeuses. On n’invente pas que « les prix baissent donc on arrête le sac ».
Ce n’est pas un décompte CNPO. Ce n’est pas un confinement. La Gironde n’est pas dans le tableau. On n’écrit pas un menu. On dit : France Agricole a publié le 8 octobre une lecture d’Agreste. Le jardin, lui, ouvre à l’aube.
3. Jeudi en Gironde
8 octobre. Un jeudi. On ouvre. Un œuf. Personne n’a lu une note du 1er. Deux ou trois pondeuses, le café, on ramasse. Voir ramasser tous les jours. Les enfants demandent si « nos œufs valent moins ». On dit : Agreste, c’est la filière. Le nid, c’est le nid. On lave les mains. On compte, on ferme.
Un voisin confond « −17 % » et « vos deux Rousses ». Le catalogue n’attend pas un indice. Une Rousse n’est pas un poulet de chair. Hier le Brésil, jeudi Agreste : deux papiers, pas un seau. On n’enferme pas. On ne change pas l’aliment parce que le prix de l’œuf industriel recule vs 2025.
Le premier jour, on voulait l’œuf. Jeudi, on a lu « 0,7 % ». Le pourcentage ne rentre pas dans l’enclos. On tond le bord. On remet de l’eau. Le soir, elles rentrent. L’œuf est là. On n’écrit pas une messe sur le déficit extérieur. On écrit : 8 octobre, France Agricole a publié. On relie. On n’invente pas la Gironde dans Agreste.
Le week-end, la clôture. Mercredi, le loquet. Jeudi, la statistique. Même jardin. On n’invente pas une pénurie de grains à Bordeaux. On n’invente pas une « production girondine +3,6 % ». On ouvre. On promet des poules, un loquet, et de ne pas coller un tableau national sur trois coquilles.
Après-midi : un coup de fil. « Il faut que je vende moins cher ? » On n’écrit pas un tarif. Si vous donnez des œufs au voisin, c’est vous. La cotation, c’est ailleurs. Ici, on ouvre le matin. C’est le métier du jardin.
En résumé
8 octobre, France Agricole / Agreste : abattages août +0,7 %, œufs de septembre de nouveau en hausse, prix des œufs encore loin de 2025. Pas votre nid.