En bref
Sol mouillé, vers plus visibles. Elles grattent. On n’invente pas une carence. Ce n’est pas la même chose que la boue.
1. Pourquoi elles le font
Une poule cherche. Après trois jours de pluie en Gironde, la terre cède, les vers montent. Elles tirent, elles avalent. Ce n’est pas « elles manquent de protéines » d’après un forum. C’est le métier : picorer ce qui bouge, ce qui sent, ce qui n’était pas là hier au sec. Même geste que les cailloux — autre objet, même bec.
Deux ou trois, le parcours trop petit, le gazon parti : il reste de la terre. La terre + l’eau = vers plus faciles. On s’énerve pour le gazon. On n’a pas besoin d’un filet anti-lombric. On a besoin d’un sol qui sèche, ou d’un enclos plus large — voir faire son poulailler.
On n’écrit pas qu’un vers « soigne ». On n’écrit pas qu’un vers « donne des parasites » à la louche. L’aliment complet reste l’aliment. Un vers n’est pas une ration. Si l’une s’isole, reste gonflée, ne mange plus : un pro. Le fil rose du lundi, non.
2. Ce qu’on fait
On laisse. On ne leur crie pas dessus. On ne verse pas un seau de vers « pour leur faire plaisir ». On ne transforme pas le compost en buffet ouvert — le tas douteux, on le ferme, voir aussi les rats. La Rousse et la Marans du catalogue, ça gratte. On ne vend pas un modèle « anti-ver ».
Vermifuge : on n’invente pas un calendrier ici. Voir vermifuger pour le mot, pas pour une ordonnance. L’eau, on la change. Le soir, on ferme, on compte. Un œuf au nid, un bec sale : c’est octobre.
3. Lundi après la pluie
On ouvre. Elles filent aux plaques. Café. Les enfants crient « un ver ! ». On laisse cinq minutes. Pas un procès. Le soir, on compte, on ferme. Le catalogue n’y change rien.
Deux ou trois pondeuses, un lundi : le premier automne, on croit que « elles sont malades, elles mangent de la terre ». Non. Elles cherchent. La boue, c’est l’autre papier. Ici, c’est le fil. On n’invente pas que le ver a volé l’œuf. On invente encore moins une race qui ignore le sol.
Après-midi, s’il sèche, elles grattent moins. On n’en fait pas une maladie. On en fait un week-end où l’eau a trop longtemps, trop bas — et l’on drain si on peut. Lundi soir, le café, on a compris : le sucré c’était la treille, le fil c’est la pluie. Deux métiers, un bec.
On n’invente pas qu’elles « se vengent du voisin ». On n’invente pas un produit anti-lombric. On laisse le bec au sol. On ferme. La phrase tient : après la pluie, elles tirent. C’est octobre. Ce n’est pas un diagnostic.
Le premier lundi de pluie, on croit que « elles sont sales, donc malades ». Non. Bec terreux, un fil qui pend : un sol trop petit, trop mouillé. On agrandit le fil si on peut. On paille une zone. On n’achète pas un vermifuge sur un groupe. Mardi, le café, on ouvre, on compte. Deux ou trois, Gironde. Un jardin qui prend l’eau, et un enclos qu’on ajuste.
Samedi on a vu la treille. Dimanche la boue. Lundi le ver. Trois jours, trois gestes, un même bec. On n’en fait pas trois maladies. On ferme le soir. C’est tout.
En résumé
Pluie + sol = vers. Elles picorent. On n’invente pas. On ferme le soir.