En bref

Le bain de poussière, quand le sol est trempé, ça devient de la gadoue. Elles s’y roulent encore. On drain, on n’invente pas une gale.

1. Pourquoi elles le font

Une poule se toilette au sec dans la poussière. Après trois jours de pluie en Gironde, le même coin n’est plus sec. Elles y vont quand même : le geste est là, le matériau a changé. Ce n’est pas « elles aiment la crasse ». Ce n’est pas la même chose que les feuilles sèches, mais ça y ressemble.

Deux ou trois, le parcours trop petit, le gazon parti : il ne reste que de la terre. La terre + l’eau = boue. Elles grattent, elles s’assoient. On s’énerve. On n’a pas besoin d’un shampooing. On a besoin d’un sol qui sèche, ou d’un autre coin.

On n’écrit pas que « la boue soigne les parasites ». On n’écrit pas un diagnostic. Mouillées, elles se mettent au nid pour sécher. Si l’une s’isole, reste gonflée, ne mange plus : un pro. La gadoue du vendredi, non.

2. Ce qu’on fait

On agrandit, on paille une zone, on met des planches, du gravier sous l’abreuvoir (là où ça patauge). On ne pose pas le poulailler dans le trou. Voir faire son poulailler. La Rousse et la Sussex du catalogue, ça gratte. On ne vend pas un modèle « anti-boue ».

On rentre la litière du parcours mouillé dans le poulailler : non. Voir les feuilles : le tas mouillé reste dehors. On change l’eau, on ouvre. Le soir, on ferme des poules un peu sales. Demain, le soleil girondin, si le ciel veut.

3. Après l’averse

On ouvre. Elles filent au cratère. Café. Les enfants crient. On laisse cinq minutes, on les appelle au grain au sec. On jette de la paille sur la plaque. Pas un procès. Le soir, on compte, on ferme. Un œuf propre au nid, des pattes sales : c’est octobre.

Deux ou trois pondeuses, un vendredi : le catalogue n’y change rien. Le premier automne, on a trop peur de la boue. Après, on sait. On drain. On n’en fait pas une maladie. On en fait un week-end où l’on a simplement trop petit, trop bas, trop d’eau — et l’on corrige.

On n’invente pas un produit miracle. On n’invente pas qu’elles « se vengent du voisin ». On laisse le bec au sol, et le sol, un peu plus haut, un peu plus large. C’est tout.

Samedi, on déplace l’abreuvoir hors du trou. On met deux planches. On n’enfile pas des bottes pour une photo. Dimanche, s’il fait un peu de soleil, le cratère durcit. Elles y vont encore un peu, puis moins. Le geste du bain reviendra quand ce sera sec — voir encore le bain de poussière. En attendant, on ne les lave pas au jet. L’eau froide, le plumage mouillé, ce n’est pas un soin.

Le premier week-end de pluie, on croit que « elles sont sales, donc malades ». Non. Sales, mouillées, collées : un sol trop petit. On agrandit quand on peut. On paille. On rentre le soir des têtes un peu grises de terre. Lundi, le café, on ouvre, on compte. Deux ou trois, Gironde, octobre. Pas un diagnostic. Un jardin qui prend l’eau, et un enclos qu’on ajuste. Si une poule reste à l’écart, le bec fermé : on n’invente pas, on appelle quelqu’un. La gadoue du groupe, elle, se règle au sol.

En résumé

Bain + pluie = gadoue. On sèche le parcours. On n’invente pas. On ferme le soir quand même.

Pour aller plus loin

Le bain de poussièreQuand c’est sec Faire son poulaillerDrain et place Commander une RousseLe bec au sol Le catalogueComparer

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