La source
Agra, Sylvie Carriat, 1er octobre 2026. Arrêté du 28 septembre, JO du 30. Le ministère le recense dans sa revue du 2 octobre (NOR AGRG2625436A). On relie. On n’invente pas votre claustration.
À côté
Le point saison : août, risque négligeable. Au jardin : biosécurité.
1. Ce que dit Agra
En cas de risque élevé d’influenza, les poulets (chair) et les pintades élevés en plein air ne seront plus concentrés sur un parcours « réduit ». Ils pourront accéder à leur parcours s’il est « adapté ». Sortie possible dès la 8e semaine d’âge, après information du préfet. Conditions encore : résultat conforme à l’évaluation annuelle de biosécurité (arrêté du 29 septembre 2021) et une densité qui permet de tout rentrer en bâtiment fermé.
Marie Guyot, directrice du Synalaf (labels avicoles), dit à Agra que la décision répond à une demande des filières fermières : plus besoin d’installer les enclos d’un parcours réduit. Citation : les gallinacés de plein air étaient « très peu touchés » par l’influenza, d’après les chiffres du syndicat. Les canards avaient déjà cette possibilité de parcours adapté. Le Synalaf attend l’instruction technique pour informer ses adhérents. On n’ajoute pas un décret.
Le ministère, le 2 octobre : arrêté du 28 septembre 2026 modifiant celui du 25 septembre 2023 (surveillance, prévention, lutte, vaccination IAHP). Autre arrêté du 30 septembre : volet financier pestes aviaires — autre métier, on n’en fait pas un prix de poule. Situation nationale (page ministère encore datée du 8 septembre) : risque négligeable depuis le 3 juin 2026. Trois foyers cités en Maine-et-Loire pour la saison commencée début août — on ne prétend pas un chiffre plus frais que cette page.
2. Ce que ça n’est pas
Ce n’est pas une consigne de « parcours adapté » pour votre Sussex. Ce n’est pas un permis de laisser la porte ouverte la nuit. Ce n’est pas « la grippe est finie, on relâche tout ». Le texte encadre des élevages de poulets et de pintades, un préfet, un audit. Deux ou trois pondeuses, un week-end : autre échelle.
On n’écrit pas que vos poules « ont le droit de sortir » grâce au Synalaf. Elles sortent déjà, tant que le risque n’est pas relevé et qu’aucun arrêté local ne dit le contraire. On n’invente pas un foyer à Bordeaux. On n’invente pas que les pondeuses de jardin sont dans l’article 17.
3. Samedi en Gironde
3 octobre. On ouvre. Elles sortent. Personne n’a appelé un préfet. On a appelé le café. Deux ou trois, on compte, on ferme le soir — voir fermer tous les soirs et compter.
Le week-end, on lit « parcours adapté » et l’on se demande s’il faut scier un enclos. Non. Le catalogue n’attend pas le Synalaf. Les grains restent à l’abri des oiseaux sauvages. L’eau aussi. C’est la biosécurité de tous les jours, pas un JO. Les enfants demandent si « la grippe revient ». On dit : on lit le ministère, on n’invente pas. On lave les mains. On ramasse l’œuf.
Dimanche, un voisin a vu « influenza » et croit qu’il faut tout rentrer. On lui dit : aujourd’hui le risque affiché reste négligeable. Si ça change, ce sera un arrêté, pas un groupe Facebook. Une Rousse n’a pas d’audit annuel. Elle a un loquet. Mortalité bizarre, plusieurs têtes d’un coup : véto ou DDPP, dit déjà le recensement. On n’écrit pas un diagnostic.
Le premier automne, on mélange les poulets de chair et les pondeuses du jardin. La phrase tient : labels, 8 semaines, préfet. Ici : deux ou trois, un samedi, la Gironde encore douce. On ne vend pas « l’anti-enclos ». On vend des poules. Le JO, on le laisse aux bâtiments.
En résumé
1er octobre, Agra : poulets et pintades plein air, parcours adapté si le risque est élevé. Pas votre nid. Risque national encore négligeable (ministère).